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Google et Facebook are watching you

by Lyonel Kaufmann on 19 janvier 2010
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Google et Facebook are watching youLe profilage systématique de nos données par des entreprises comme Google ou Facebook attente toujours plus au respect élémentaire de nos vies privées. Jusqu’à quand?

Entre fin 2009 et ce début d’année, Google fait feu de tout bois avec la sortie de son navigateur Chrome, de Chrome OS et de son smartphone Nexus.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes pour la Grande Compagnie si des voix ne s’élevaient pas au sujet des pratiques de Google concernant sa récolte systématique d’informations sur les utilisateurs de ses produits. (1) A tel point que, par exemple, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, ministre allemande de la Justice, se dit préoccupée par le fait que la firme californienne accumule trop de pouvoir et d’informations sur les citoyens. Elle place le monopole géant de Google sur le même plan que celui de Microsoft (01Net : Google devient un « monopole géant », selon une ministre allemande)

Facebook, l’autre acteur avec Google qui monte, qui monte n’est pas en reste. Saviez-vous

  • que depuis décembre votre profil facebook est soudainement devenu public par défaut?
  • que désormais votre nom, votre photo de profil, votre sexe, votre lieu de résidence, votre liste d’amis ainsi que les que les pages dont vous êtes fans sont des données publiques?
  • que Marc Zuckerberg, le fondateur de Facebook, déclare que s’il devait créer Facebook à nouveau, les informations personnelles y seraient publiques par défaut alors que deux ans auparavant il racontait à quel point le contrôle de la vie privée donné aux utilisateurs était “l’ossature de la façon dont Facebook fonctionne”. (Facebook se fout de la gueule du monde)?

Si ces sociétés ont le champ libre, il n’en est pas de même pour le commun des mortels ainsi que l’illustre la condamnation récente d’une Tessinoise de 18 ans à 30 jours amende avec deux ans de sursis pour avoir partagé illégalement sur internet 270 films et 4200 chansons. En Suisse ou ailleurs, le pillage musical et cinématographique par des particulier semble ainsi jugé plus menaçant pour l’ordre public et social que le pillage et le non-respect de la vie privée par les World Companies.

Concernant ses données personnelles, tous ces éléments mettent en évidence l’importance

  • de la maîtrise de données issues de sa vie numérique;
  • de favoriser l’OpenSource, les licences Creative Commons ou le Copyleft;
  • de légiférer et de sanctionner les atteintes au respect et à la protection de nos vies privées;
  • et de militer pour que chacun-e dispose d’espaces propriétaires de publication et de stockages.

(1) Voici la liste impressionnante des données récoltées par les services Google: How Google collects data about you and the Internet

A lire aussi: Tristan Nitot (Google et Facebook dans le collimateur du public – Standblog)

Article publié le 13 janvier 2010 dans combats.ch

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Peut-on réformer la police ? – La vie des idées

by Lyonel Kaufmann on 24 octobre 2009
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Rassurez-vous, il ne s’agit pas ici de refaire le débat ou la campagne du 27 septembre dernier relativement à l’initiative des gendarmes, dite d’Artagnan, pour une police unique, mais de signaler la publication d’un compte-rendu concernant l’ouvrage de Steve Savage: Police Reform. Forces for Change, Oxford University Press, 2007.

Couverture de  Steve Savage, Police Reform. Forces for Change, Oxford University Press, 2007.

Couverture de Steve Savage, Police Reform. Forces for Change, Oxford University Press, 2007.

Le compte-rendu de La Vie des idées est intéressant dans la perspective des politiques sécuritaires et de l’évolution des institutions policières. L’auteur, Jacques de Maillard, se propose dans son compte-rendu de répondre à la question suivante: comment le pouvoir politique peut-il engager des réformes d’ampleur des organisations policières ?

Il s’y emploie, et c’est un des intérêts de ce compte-rendu, en comparant les évolutions des institutions policières britannique et française. Il débute son propos par une présentation des réformes connues par les polices britanniques depuis les émeutes de Brighton de 1981.

Dans sa présentation de l’ouvrage, Jacques de Maillard souligne que Steve Savage propose une lecture qui rend justice au caractère composite et plurivoque des réformes. Ce dernier souligne principalement le poids combiné de trois facteurs de changement : les crises, les professionnels et les acteurs politiques.

Au niveau des réformes entreprises en Grande-Bretagne, celles-ci ont été articulées autour de trois axes principaux:

  • la managérialisation au travers de la mise en place de nombreux indicateurs relatifs à l’activité policière;
  • la centralisation avec la mise en œuvre de plans nationaux comportant des priorités d’action, y compris concernant les polices locales;
  • une préoccupation pour le lien entre police et population avec notamment le lancement, par le New Labour, de la police de voisinage (neighbourhood policing) qui repose sur les principes de visibilité et d’accessibilité des services de police.

Un autre élément significatif à relever concernant le cas britannique réside dans le recrutement de plus en plus large d’agents civils aux différents échelon de l’organisation policière. Dans un premier temps, ceux-ci sont intervenus dans les domaines de la communication pour progressivement être également recrutés dans le domaine des patrouilles, voire même de l’investigation judiciaire. Aujourd’hui, près de 40% des membres des polices britanniques sont des civils alors qu’en France le mouvement reste à un bien plus faible niveau avec 18 % de non policiers sur l’ensemble des effectifs de police nationale.

Dans sa comparaison avec le cas français, Jacques de Maillard relève d’autres différences:

  • si  les résultats des différentes polices britanniques (indicateurs) sont rendus publics, comparés et accessibles directement sur internet, les résultats des polices françaises demeurent centralisés et tournés vers l’Etat plus que vers les citoyens;
  • les réformes britanniques ont renforcé la centralisation du système alors que celle-ci reste persistante dans le cas français. Cependant, le centralisme britannique a suscité de fortes critiques et les excès du managérialisme centralisé ont conduit à des revendications d’un «nouveau localisme», aboutissant à la «police de voisinage»;
  • si en France, police et gendarmerie sont des administrations pyramidales et intégrées; en Grande-Bretagne, le centre n’a pas la responsabilité des forces de police, qui restent locales, mais il les pilote à distance par l’intermédiaire des instruments de suivi/contrôle (les indicateurs);
  • après avoir abandonné sa réforme de la police de proximité, la France s’interroge relativement à la question de la satisfaction de la population essentiellement au travers du seul prisme des résultats chiffrés de l’activité policière. A contrario, en Angleterre, différentes crises ont conduit à une remise en cause des modèles d’action et des modes d’organisation des polices.

Jacques de Maillard termine son travail de comparaison et son compte-rendu de l’ouvrage de Steve Savage de la manière suivante:

On se gardera d’une lecture qui pourrait explicitement ou implicitement faire du modèle britannique un modèle. Non seulement les systèmes policiers ne se transforment pas par décret en fonction des bonnes idées venant de l’étranger, mais le système britannique donne une idée des dérives potentielles associées aux velléités réformatrices : pression politique constante sur l’activité policière, pilotage de l’action uniquement en fonction de tableaux de bord chiffrés, etc. Le cas britannique peut cependant constituer une source d’inspiration dans l’élaboration de nouvelles directions pour l’activité policière, pour ce qui concerne la prise en compte des perceptions de la population vis-à-vis du travail policier ou le suivi réel des réformes engagées. Ces changements ont l’avantage d’attirer l’attention sur une dimension qui est au cœur de l’activité policière : celle-ci doit construire son autorité sur le consentement et l’acceptation par la population.

Source: Peut-on réformer la police ? – La vie des idées


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La Tour-de-Peilz: Carton plein au cinéma en plein air

by Lyonel Kaufmann on 5 septembre 2009
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Affiche de Coeur animal, film présenté en première mondiale à La Tour-de-Peilz

Affiche de Coeur animal, film présenté en première mondiale à La Tour-de-Peilz

En fin de semaine dernière, de mercredi à samedi, une large place a été faite au cinéma suisse de long ou court métrage dans le cadre de la 3e édition du cinéma en plein air à La Tour-de-Peilz sur la magnifique terrasse du château. Pour un carton plein.

Cinérive, le Musée suisse du Jeu et la commission culturelle de La Tour-de-Peilz ont ainsi poursuivi leur collaboration pour la plus grande réussite du cinéma suisse. Qu’on en juge:

  • la première mondiale du film Coeur Animal (librement inspiré du livre Rapport aux bêtes de Noëlle Revaz) et premier long métrage de Sévérine Cornamusaz en présence de la cinéaste, du producteur, des acteurs principaux et d’une partie de l’équipe technique du film a attiré outre les invités une centaine de spectateurs payants. A noter aussi la présence de Nicolas Bideau, Monsieur Cinéma Suisse de la Confédération;
  • une joyeuse reprise le jeudi de Marcello Marcello en présence d’un des acteurs principaux a régalé plus de 300 spectateurs sous un magnifique ciel étoilé de circonstance;

  • la soirée du vendredi était elle consacrée au court métrage suisse dans des domaines aussi divers que l’animation, le documentaire et la fiction en présence des jeunes cinéastes, de cinéastes et créateurs confirmés;
  • enfin, Tandoori Love d’Olivier Paulus a clôturé ce mini-festival du cinéma suisse et a certainement réconcilié le réalisateur avec le public romand (254 spectateurs à La Tour-de-Peilz «contre» 1032 entrées lors de sa malheureuse distribution en Suisse romande précédemment).

Tandoori Love Trailer from Cinéma Copain on Vimeo.

Au total c’est

  • plus de 800 spectateurs en quatre séances,
  • des rencontres chaque soir entre le public et les auteurs, réalisateurs, comédiens,
  • des soirées thématiques alliant cinéma et restauration (soirée italienne et indienne),
  • l’intelligence cinématographique de Roland Cosandey à l’animation des échanges avec le public,
  • le savoir-faire, l’entregent et l’amour du cinéma de l’équipe de Cinérive
  • et enfin un cinéma suisse qui va à la rencontre de son public (et l’inverse également) dans sa diversité et sans complexe.

Un bien beau bilan pour une troisième édition qui en appelle une quatrième dans deux ans. La satisfaction aussi pour la commune et sa commission culturelle d’offrir un écrin et une vitrine aux divers créateurs de ce pays.


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S’il y a une question romande dans la succession de Pascal Couchepin, ce n’est pas de savoir si Urs Schwaller l’est, Romand. La clé, la bonne, pour cette élection on la trouve en considérant d’abord celui qui le premier a dit de lui qu’il ne l’était pas, Romand : Fulvio Pelli.Quel radicalisme représente-t-il lui, le Tessinois si proche des banques et des milieux économiques ? N’est-il pas politiquement plus zurichois que luganais trilingue ? S’il succède à Pascal Couchepin, sa latinité de langue maternelle fera-t-elle oublier la disparition du radicalisme romand au Conseil fédéral, qu’incarnait encore Pascal Couchepin ? Faut-il que la fusion radicale-libérale soit l’occasion d’une rupture sans interrogation avec le chaînon Delamuraz ? Avec cette aile du radicalisme historiquement attachée à l’Etat, comme pilier confédéral essentiel ?

Plus globalement encore, les candidatures officielles dénotent d’un manque de personnalités de poids non seulement des radicaux romands, mais de la droite suisse romande. Le contraste est frappant avec la liste des papables socialistes romands en cas de remplacement de Micheline Calmy-Rey.

La marque d’un trou générationnel au sein de la droite romande? Celle d’une région plus marquée à gauche que le reste de la Suisse? Celle de la recomposition de cette famille entre fusion libérale-radicale et menace UDC? Celle d’un clivage Suisse alémanique – Suisse romande? Je m’interroge.

La succession de Pascal Couchepin: le doigt et la lune sur RSR – Le Blog de Signature


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Encore un de ses paradoxes helvétiques dont nous avons le secret: passer par un blog anglais pour découvrir les travaux de recherches d’une équipe de chercheurs suisses-alémaniques! Ceux-ci ont cartographiés les mentalités politiques régionales en Suisse à partir de deux axes de libéral à conservateur (nord-sud) et de droite à gauche est-ouest). La carte est composée de couleurs différentes en fonction des régions linguistiques: en rose, les résultats concernant la Suisse romande, en vert ceux de la Suisse alémanique et en jaune ceux de la Suisse italienne. Plus la couleur est foncée, plus la densité des lieux cartographiés est forte.

Je constate que le clivage ville-campagne est toujours aussi fort autant, plus encore que le clivage Suisse romande-Suisse alémanique.

Au final, le résultat donne une Suisse formant une magnifique île !

Sources: 403 – Regional Political Mentalities in Switzerland « Strange Maps et sotomoto.ch.

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La dernière création de Shepard Fayrey, alias Obey Giant, l’auteur de l’affiche Hope lors de la campagne de Barack Obama: “Will he take bold action or compromise too easily?” Cette dernière création a fait la couverture du dernier Rolling Stone, qui discute du bilan des 200 premiers jours d’Obama.

L’idéalisme suscité par Obama confronté aux difficultés du pouvoir


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Il a craqué! C’est TSR info qui me l’apprend:

Pascal Broulis va se lancer dans la course au Conseil fédéral, apprend-on jeudi. Le président du Conseil d’Etat vaudois doit officiellement annoncer sa candidature à la succession de Pascal Couchepin en début d’après-midi à Lausanne.
tsr.ch – Info – Pascal Broulis sera candidat au Conseil fédéral

Le tout avec une belle image:

Un Pascal Broulis bien lisse, bien centré

Un Pascal Broulis bien lisse, très centre droit sur la photo

Mais avait-il le choix? Non, pas vraiment.

Et maintenant? Ben, il apparaîtra vite que ses lacunes en allemand —sans même parler du reste— ne lui laissent aucune chance devant les groupes politiques des Chambres fédérales, que la double candidature genevoise est sympathique, mais sans plus et que Didier Burkhalter est non-UDC compatible.

Et alors? Eh bien Fulvio Pelli pourra tranquillement sortir du bois en se présentant en sauveur du deuxième siège radical de la réserve latine.

Et en face, que reste-t-il? Dans le fond, pas grand chose. Un Christophe Darbellay qui hérisse le poil à tout le monde et un Urs Schwaller, suisse-alémanique englué dans un canton latin (même si c’est lui l’homme d’Etat).

Et un-e candidat-e UDC latin? Vous êtes un petit drôle vous! Un rien vous amuse. Soyons sérieux deux minutes si vous le voulez bien. Merci.

Alors on peut retourner à nos vacances? Oui.


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